Se Comprendre pour Apprendre

1. déc., 2017

En tant que coach dans le domaine de l’apprentissage, je demande toujours aux jeunes de choisir au moins de métiers. Certains jeunes restent bloquer sur un métier, d’autres me disent : « Moi, je suis ouvert à tout. Proposez-moi et j’y vais de suite. » Dans ce cas-là, je refuse car les jeunes ont énormément d’enthousiasme au début mais ensuite, cela retombe comme un soufflet.

Mais dans mon travail, je pousse dorénavant les jeunes dans le monde de l’artisanat. Ils veulent tous être employé de commerce, vendeur, logisticien, … Ils ont leur chance comme tout le monde mais il faudra bien que l’employeur choisi parmi tous ces jeunes. Je vous donne un exemple : une toute petite entreprise recherchait un employé de commerce, ils ont reçu 140 dossiers. Comment choisir ? Qui aura sa chance ? Et je ne vous parle pas des entreprises à réputation nationale ou internationale, combien de dossier reçoivent-ils eux ? Qu’elles sont les chances d’être choisi parmi tant de postulations ?

Regardons ensemble ce tableau des métiers où les plus souvent choisi par les jeunes pour le Canton de Berne :

 

Employé de commerce CFC                                14 250

Gestionnaire du commerce de détail CFC                5 077

Assistant en soins et santé communautaire CFC       4 147

Assistant socio-éducatif CFC                                 3 170

Installateur-électricien CFC                                    2 159

Informaticien CFC                                               1 976

Cuisinier CFC                                                     1 750

Dessinateur CFC                                                 1 630

Logisticien CFC                                                  1 618

Polymécanicien CFC                                            1 568

 

Vous avez ici les métiers que les jeunes choisissent le plus souvent en 2015 et cela depuis quelques années maintenant. Les jeunes s’orientent donc vers ces métiers mais ils ne savent pas que la concurrence est rude.

Donc, si les jeunes veulent avoir une chance d’être apprenti, il leur faut choisir un à trois métiers qui les motiver et un ou deux autres qui pourraient découvrir. Les métiers de l’artisanat sont en souffrances et les jeunes le seront aussi s’ils n’ont rien à la rentrée.

Quel avenir dans l’artisanat ? Gagneront-ils un salaire suffisant ? Pourront-ils travailler jusqu’à leur retraite ?

 Je réponds ceci : il y a, sans dénigrement, le petit coiffeur qui a sa clientèle de quartier, de village et cela lui suffit. Et le coiffeur haute gamme qui vit plus que bien de son travail. De même pour un cuisinier, un vendeur, un électricien, un coach … tout dépend de nous et de la vie que l’on veut mener.

Et qu’est-ce que la réussite ? Se faire un nom ? Simplement, avoir un commerce, une boutique ? Etre son propre chef ? Tout est relatif et à l’appréciation de chacun.  

Je me répète si vous ne voulez pas rester sans formation le plan D est la solution mais pas la roue de secours ou le « bouche trou ». Vous devez choisir un métier que vous allez apprécier car vous y resterez 3 voir 4 années, s’il n’y a pas d’AFP (2 années.)

Donc, sans plaisir vous n’arriverez pas au bout de votre formation. 

27. nov., 2017

La vie est belle, perturbante, déstabilisante, pleine de joie, d’émotion, de vie et on se trouve entre mêlé. On ne sait plus comment faire face ? Comment réagir ? Alors, on se pose des questions, des questions, des questions, …

Un rien nous irrite, nous rend nerveux.

On se perd.

On commence à avoir peur de tout et de rien.

On fuit tout le monde, on croit aussi qu’ils en ont après nous.

Alors, comment s’en sortir dans ces moments de perturbations ? Bien-sûr voir un psychologue cela va vous aider. Bien-sût vous confier à votre famille, vos ami-e-s, votre entourage va aussi vous aider.

Parfois seul, on se sent perdu. Que faire ?

Les solutions :

-        se mettre à écrire

-        faire du sport

-        dessiner

-        tricoter

-        faire des mandalas

-        … faire tout ce qui peut vous relaxer

Vous pouvez faire ce que les autres font mais cela doit vous convenir.

Il y a des jours où vous serez perdu, dites-vous : « J’ai fait ce que j’ai pu aujourd’hui. Demain, sera un autre jour. »

Ce qui est important c’est de prendre son temps, d’être patient. Un bébé tombe plusieurs fois mais ne renonce jamais à marcher et un jour, vous le verrez même en train de courir.  

Oui, je suis terre à terre car il faut passer à l’action. Penser, réfléchir, prendre des conseils c’est bien. On dit même de 20% doit être réflexion mais 80% doit être action. En étant actif cela vous permettra de vérifier, d’expérimenter et de vivre, surtout de vivre.

Comme le dit l’expression : Si tu as peur du noir, alors allume la lumière.

Oui, on se plaint qu’il fasse noire, qu’on a peur du noir. On est assis là, à attendre, on attend un miracle. Allumer la lumière, n’est pas un acte de faiblesse. On ne se rabaisse à rien.

C’est une solution, c’est même la solution.

Reconnaître d’avoir peur est un acte fort, c’est courageux, cela montre à quel point on se connaît.  Vous pouvez donc avoir confiance en vous. En reconnaissant vos peurs, vous pourrez agir en conséquence et je rajouterai heureusement qu’on a peur.

Car sinon, on ne réagirait pas au danger et cela pourrait mal finir.

Effectivement, parfois on a peur pour rien. Prenons alors le temps, le temps de respirer, de remettre les pieds sur terre.

Prenons ses 20% et agissons, allumons la lumière. Personne n’aime être dans le noir. On aime voir devant nous. On aime savoir ce qu’il a devant nous. On n’aime pas être perdu. La lumière nous guide depuis que le monde existe. Les Hommes priaient bien le Soleil avant.

On mettra peut-être du temps à trouver l’interrupteur mais tant qu’on le cherche on le trouvera.  Car l’interrupteur existe, il est réel. Prenez votre temps, une fois que vous l’avez respiré. Appuyez dessus, prenez le temps de vous y habituez.

Rester sous cette lumière profitez-en pleinement.

Après cela, vous pourrez de temps en temps rester même dans le noir.

Cela ne vous ferra plus rien.

Courage, patience, amour de soi, respiration, détente, … Certains me demandent ; quand est-ce que je vais m’en sortir ? Je leur réponds : « Si vous êtes là aujourd’hui, c’est que vous commencez à vous en sortir puisse que vous recherchez et essayez des solutions. 

Vous avez prit à bras le corps votre souci et vous avez maintenant le courage d’affronter vos peurs, »

Et maintenant, si vous lisez ces quelques phrases c’est que vous recherchez une solution à votre problème. Continuez. Simplement continuez. Le temps ferra le reste et il le fera bien. Le temps est votre ami. 

25. sept., 2017
25. sept., 2017

Ma fille veut arrêter son apprentissage …

Une maman me racontait : « Je ne sais plus quoi faire, ma fille a des idées noires car elle veut arrêter son apprentissage. Quoi que je se dise ou fasse, elle ne m’écoute pas et devienne violente. Elle ne veut pas faire ses devoirs. Sort toujours avec ses ami-e-s. Je sais qu’elle fume du cannabis aussi. Toutefois, elle aime sa formation de vendeuse. »

Que faire ?

Et surtout que faire quand l’entourage lui dit : « Elle aura bientôt dix-huit ans, tu la mettras à la porte. » Ou encore : « Arrête de te fatiguer, elle ira s’inscrire au chômage … au sociale. » Ou encore : « Les jeunes d’aujourd’hui ne comprennent pas la valeur des choses. Laisse-la, tu ne peux rien n’y faire. »

Il n’y a malheureusement pas de solution miracle ou de magicien qui donnerai une formule pour que cela se transforme en une relation agréable et que la jeune fille prenne au sérieux sa formation.

Décortiquons ensemble le message de la maman.

La maman dit que sa fille a des idées noires car elle veut arrêter sa formation.

Je dis STOP. Il ne faut pas autant dramatiser. Des idées noires, c’est quand une personne veut se suicider. Là, ce n’est pas le cas. Donc, dédramatiser d’abord et faire comprendre à la maman que ce terme n’est pas adéquat. Elle peut dire, je ne n’en peux plus, je vis une solution difficile mais si elle parle d’idées noires se sont les siennes qui le sont, car elle a peur pour l’avenir de sa fille. Je lui ai expliqué que j’accompagne des jeunes de 27 ans qui on comprit leurs erreurs du passé et qu’aujourd’hui, ils veulent se former. Donc, certaines personnes doivent toucher le sol, le fond pour mieux rebondir et réaliser ce qu’elles ont perdus. Et il n’y a pas d’âge pour se former.

Second message : « Quoi que je se dise ou fasse, elle ne m’écoute pas et devienne violente. »

Il faut conserver sa ligne éducative. Il ne faut pas abandonner. Toutefois, c’est dans la manière de communiquer ses craintes qu’il faut changer. Car si votre enfant ne veut pas faire ses devoirs, c’est pas qu’il ne veut pas mais qu’il ne peut pas. Il connait ses limites et pense qu’il n’y arrivera pas. Au lieu de l’engueuler, cette jeune fille a plutôt besoin que l’on l’aide à trouver un répétiteur, un professeur ou ami qui l’aide dans ses devoirs.

L’engueuler va plutôt la mettre en tension avec vous, va la renforcer dans ses croyances négatives : « j’ai raison de ne pas avoir confiance en moi ; je suis pas capable de faire une formation ;ma mère n’a pas confiance en moi ; personne ne me comprend, … alors, je fume du cannabis pour me détendre avec mes ami-e-s. »

Le cannabis n’aide pas les jeunes comme ils peuvent le croire. A force de fumer, ils perdent beaucoup : mémorisation, concentration, motivation et sur le plan physique aussi (battement de cœur irrégulier, hypertension, perte de neurones, …) Tout ce qui amène les jeunes à arrêter leur formation quand ils ne se font pas virer.

Voir site Internet : http://www.alcoolautravail.ch/apprentis-et-cannabis-comment-reagir-386

(en allemand : http://www.alcoolautravail.ch/de)

 

Pour revenir à la manière de communiquer, le jeune qui est en colère, il l’est d’abord contre lui car il ne parvient pas à ses objectifs. Alors, si en tant que parent on insiste en plus, comment ne voulez-vous pas que votre enfant ne devienne pas violent ? Nous, parent, on parle avec notre cœur dans ces moments-là, seulement qu’avec notre cœur. On a peur que notre enfant ne réussisse pas, se retrouvent à faire des travaux avec un salaire très pas et sans aucune reconnaissance. Nos émotions nous dépassent, nous submergent.

Si dans cette relation, on arrivait à parler avec notre tête, avec réflexion et ses émotions, on parviendrait à un résultat qui pourrait aider l’enfant à trouver sa voie. Une des meilleures façons d’y parvenir est de se mettre à la place de l’autre.

Comme je le disais, il n’y a pas une solution miracle. Il faudra tenter plusieurs recettes avant de trouver celle qui convient à tout le monde. Et j’insiste, à tout le monde car il faudra prendre en considération les besoins, les attentes de votre enfant, de votre jeune. Cela l’aidera à se sentir écouter, respecter et il ne pourra que venir vous voir en cas de difficultés et votre relation sera des meilleures.

Il m’arrivait parfois, sans mettre le jeune en danger, de le laisser tomber. C’est-à-dire qu’il fallait laisser le jeune se planter et seulement après cela il venait demander de l’aide, des solutions. Je me souviens d’avoir vu des jeunes qui après les avoirs « délaissés » ils revenaient après plusieurs semaines vers moi car il savait qu’ils ne pouvaient pas prendre d’autres voies.

 

 

17. sept., 2017

J’aurai pu être raciste*

J’aurai pu être raciste car c’est moi qui aurai dû avoir ce travail

J’aurai pu être raciste car j’aurai dû avoir la dernière baguette de pain à la boulangerie

J’aurai pu être raciste car mon enfant aurait dû avoir la dernière place au cinéma

J’aurai pu être raciste car j’aurai dû avoir la dernière place de concert

J’aurai pu être raciste car je n’ai pu avoir la dernière chemise dans le magasin

J’aurai pu être raciste car j’aurai dû avoir cet appartement

J’aurai pu être raciste car mon fils aurait dû avoir la place de stage

J’aurai pu être raciste car …

J’aurai pu continuer longtemps. Alors, pourquoi je ne le suis pas, raciste ?

Il a été décidé qu’il devait vivre ici. Il est là avec moi, avec nous donc il est avec nous, il n’est plus un autre.

Depuis, sans lui on n’est plus nous.

Et si on n’était que Nous ? On ne l’ait plus depuis la route de la soie, créée au 3ème siècle avec J.-C. Les premières échanges commerciaux se faisaient déjà entre plusieurs continents. Aujourd’hui, pour être Nous on en devrait plus boire de vin italien, français ou argentin. On ne devrait plus manger de paella, de couscous, de naine. On ne devrait plus épicer nos aliments avec du curry, du safran ou du piment de Chili. On ne devrait plus conduire de voiture coréen, japonaise, américain. En termes de musique, le hip-hop devrait être interdit, comme le jazz.

Tout devrait être construit ou produit ici. On ne devrait plus rien savoir d’ailleurs et s’enfermer. Fini banane, Iphone ou Cadillac. Pourrait-on vivre ainsi ?

Tout être humaine de ce jour est multiculturel :

-        Vêtement fabriqué en Chine

-        Chaussures coréennes

-        Nourriture espagnole, arabe, italienne, chinoise, Moyen-Orient,

-        Voiture allemande, japonaise ou coréenne

-        Vacances mondiales

-        Jouets fabriqués en Chine

-        Jeux vidéo japonais

-        Films américains

-        Meubles suédois

-        Café et thé italien, chinois, du continent africain

Donc, on partage aujourd’hui. On se mélange. On s’enrichit constamment.

Un Monsieur originaire du continent africain me racontait avoir fait des études en agriculture en Russie dans les années 1980. Il était devenu ami avec un ukrainien. Il est allé visiter le pays de son ami et là, dans le village tout le monde à voulu le voir car personne n’avait vu une personne du continent africain. Où il allait on le suivait. Les gens sont même sortis de l’église avant la fin du surtout pour le voir, lui parler et surtout le toucher. C’était une expérience, une richesse pour eux.

La citation de Martin Luther King doit nous donner à tous de réfléchir au monde que l’on souhaite.

 *J'emploie le mot raciste à tord mais c'est celui qu'on emploie le plus employé. En employant ce mot on considére alors que les races existes alors que nous savons scientifiquement que cela ets faux. On devrait dire discrimination car elle multiple : couleur de peau, rondeur, taille, genre, langue, région, mon de de famille, ...