4. sept., 2017

Parlons intégration et pas de désintégration.

Parlons intégration et pas de désintégration.

Je rencontre dans mon travail des réfugiés qui font de très grands efforts d’intégrations. Ils sont prêts à leurs âges, plus de 30 ans, 40 ans à faire des formations pour obtenir ne serait-ce qu’un certificat de travail, de stage et la moindre formation.

Certains n’ont travaillés qu’à la ferme mais d’autres ont été chargés de s’occuper de toute l’organisation des miss au sein de leur pays, un Monsieur était avocat, un jeune, papa aujourd’hui, était universitaire pour devenir chimiste et sa femme était comptable, un autre encore était professeur, une dame était ingénieure agronome dans son pays. Toutes ces personnes ont un eu passé politique au sein de leur pays qui les ont menés sur le chemin de l’exil.

Pour en revenir à la formation, comment peuvent-elles, ici en Suisse, continuer de se former et être reconnu dans leur domaine ? Effectivement, cela est peut-être dure pour un avocat car les lois ne sont pas les mêmes. Soit. Mais cette personne comme les autres ont des compétences, un savoir, des qualités. Prenons simplement l’exemple du jeune homme qui travaillé à la ferme, il a dû à l’âge de 10 ans prendre en charge sa famille quand son père est mort. Il sait aujourd’hui :

-        Prendre des responsabilités

-        Être autonome

-        Organiser sa vie de famille

Toutes ses personnes apprennent le français ou le savait déjà en arrivant en Suisse. Ils m’ont expliqué pour certains, que sur leur CV, on leur a dit qu’il ne devait pas y figurer leurs expériences et écoles dans leur pays car cela ne valait rien ici en Suisse. Peut-on laisser dire cela ? A mon avis, non. Ils ont tous acquis des expériences, soit différentes, mais des expériences riches qui peuvent aussi nous enrichir en termes de connaissance.

Si on laissait faire cela, ils auraient un CV vide, seulement leur coordonnée et aucune chance d’être engagées quelque part et deviendrait des assistés sociaux à vie.

Ils arrivent dans un pays par obligation, physiquement et psychologiquement affaiblies, loin de leurs enfants, leur époux ou épouse, de leurs parents, de leurs repères. Ils ont perdu pied et confiance en eux. Et certains, leurs disent : Votre passé professionnel ne vaut pas chez nous. On leur met un coup de massue ainsi.

La solution ? Leurs données la chance de faire au moins des stages pour qu’ils montrent leurs compétences, leur savoir. Ainsi, ils regagneraient confiance en eux, s’intègreraient mieux et ne finiraient pas leur existence au social. En leur donnant une place, on gagne temps, de l’énergie, de l’argent et on s’enrichit mutuellement. Et avec un bilan de compétence en plus, ils sauront comment se mettre en avant face à un recruteur, un patron. Cela leurs permettra de parler le même langage que le responsable qu’ils auront en face d’eux.

En Suisse, avec des compétences professionnelles et des papiers en règle mais sans avenir socio-professionnel, nous ne devons pas laisser ses gens plonger dans d’autres problèmes.

De plus, donner un avenir aux adultes c'est donner un avenir à leurs enfants.