25. juin, 2017

Intégration ou désintégration

Aujourd’hui, j’ai vu une femme d’une cinquantaine d’année. Elle avait des origines autres que celles des autochtones, car ses vêtements la trahissaient. Elle portait sur son dos des morceaux de bois séchaient.

Pour les faire brûler ?

Pour un jardin ? Je ne sais.

Je me suis demandé mais qu’est-ce qu’elle fait ? Et les passants aussi ont dû se poser cette question : Que fit-elle ? Où va-t-elle ?

Depuis quand vie-t-elle en Suisse ? Ne s’intègre-t-elle pas ? Pourquoi est-elle dans ce pays ?

Voici une partie des questions que se posent légitiment les autochtones.

Que faisait-elle ? Elle me faisait que répéter ce qu’elle sait, ce qu’elle a appris dans son pays. Elle ene sait pas faire autre chose. Faut-il lui pardonner ? L’excuser ? Lui apprendre les mœurs du pays d’accueil ?

Elle devait être heureuse. Elle s’est retrouvé durant quelques instants dans ses habitudes, dans ses coutumes. Elle a dû replonger dans le passé. Elle a dû se souvenir à ce moment de ses parents, sa famille, ses grands-parents. Elle a dû se retrouver dans son village avec les siens. Elle a répété avec fierté, émotion, tendresse des gestes faisant parti de ses coutumes, de sa culture familiale, ethnique. Elle devait être heureuse à ce moment. Le regard des passants ne pouvait la bousculer, la déranger. Au contraire, elle a su y résister et continuer sa route avec ses bois sur le dos. Elle n'était plus en Suisse, elle était dans son village avec les siens qu'ils l'attendaient pour allumer le feu. 

Arrivée au lieu de vie, quel déchirement a-t-elle vécu ? Pas de famille, pas de village, personne, juste elle. Déraciner. Dégoûter. Démunie. Quelle violence intérieure ! Et nous quelle violence extérieure on lui renvoie en la dévisagent, la repoussant, la jugeant sur son comportement. 

Elle n’a rien fait de mal, on est d’accord. Mais la situation nous interroge sur :

-       Notre positionnement

-       Nos limites de ce qu’on accepte, respect

-       Nos appréhensions

Moi, je pense qu’une autre manière de vivre nous permet de s’interroger sur notre propre vie, notre condition. On doit apprendre à échanger sur nos coutumes. Regarder les français quand ils découvrent la vignette pour l’autoroute, ils disent à une très grande majorité : on devrait avoir cela en France.

Vivre ensemble, en bonne intelligence c’est cela. Grâce à nos expériences, on fait reculer l’ignorance, le racisme et en s’intéressant à l’autre on s’enrichit et lui ne s’enferme pas et découvre à son tour une autre culture.