8. janv., 2017

Sommes-nous des êtres domestiqués ?

Aprés la lecture du livre de Don Miguel Ruiz, Les quatre accords toltèques, cet auteur nous dit que nous sommes dans un processus de domestication (P 28). Cela m’a interpellé. Suis-je moi-même domestiqué ? Est-ce que je domestique mon fils, les personnes que j’accompagne ?

Ce processus est partout nous dit l’auteur. Il est mis en place par la société, les politiques, les parents ou les dignitaires religieux. On nous dit ce qui faut faire et si on le fait bien, on est récompensé. Pour exemple, on peut prendre en comparaison les animaux domestiques. Quand ils font ce qu’on leurs demande, on leurs donne un sucre, sinon on les punit. Peur de la punition, peur de ne rien recevoir on s’oblige à faire comme on nous l’a ordonné.

Une fois domestiqué, il est parfois difficile de s’en sortir. Regardez ceux qui disent : « Je ne crois pas en Dieu. » Ils ont tellement imprimé les messages religieux et dès qu’ils ont un grave souci, ils font quoi ? Ils demandent de l’aident à Dieu.

Ceux qui sont hors de cette domestication, qui ont réussis à ne pas se faire piéger, on les nomme les originaux, les artistes, les anticonformistes. Et on les met à part, on les rejette parfois. Alors, qu’ils nous enseignent qu’on peut vivre autrement et aller au-delà de ce qu’on nous raconte. Et ainsi, on réussit à être NOUS et on réalise nos rêves.

Dans le dictionnaire Larousse, la définition de domestiquer est :

Asservir quelqu’un, le mettre sous sa domination.

Donc, on oblige quelqu’un à être comme on le veut. Il doit mener sa vie, ses actions comme on le souhaite. Il est domestiqué. C’est toute la différence avec l’éducation.

Le Larousse nous dit qu’éduquer :

Former quelqu'un en développant et en épanouissant sa personnalité.

Et oui, quand on éduque quelqu’un on lui apprend pourquoi il doit faire tel geste, dire telle expression. On lui apprend le sens de ses actes, les raisons, les besoins. Ainsi, il ne les fait pas machinalement et donne de l’intérêt, du plaisir aux actions qu’il accompli.

Quand on apprend à un enfant, pourquoi on lui dit oui ou non, il accepte plus facilement et il ne vous ridiculise pas au magasin. Il ne s’oppose pas à vous, il ne se révolte pas. S’il le fait c’est contre la situation ou l’événement.

Un exemple : avant de dire aux enfants fait tes devoirs, il faut donner du sens à l’école, à l’avenir professionnel, à l’avenir tout court. Il faut leurs expliquer qu’est-ce que cela leur apportera, comment y parvenir, comment ils peuvent arriver à leur objectif, … Ainsi, ils prennent goût plus facilement et font les activités par eux-mêmes.

Nous apprenons ainsi à l’enfant à être lui. A faire ses choix et non d’être une copie de nous-même.Oublions notre frustration et regardons le sourrire et le plaisir de nos enfants. Et lui-même, quand il aura des enfants, il fera de même. Il est clair que les enfants sont influencés par les adultes et nous recopie plus ou moins.Toutefois, on doit les amener à réfléchir par eux-mêmes en leur demandant leurs avis, leur ressenti, l’émotion qu’ils vivent. On peut donner notre avis en tant qu’adulte mais si l’enfant le demande et lui demandé ensuite, ce qu’il en pense.

En tant qu'adulte, on doit toujours rester maître de la sécurité affective et physique des enfants, c’est le seul point que je ne remettrais jamais en question.

 Afin que les enfants ne soient pas domestiqués, les adultes, modèles, références et influences pour eux, doivent aussi faire attention à leur comportement. Je vous donne un exemple fort : auparavant, il y avait des tailleurs de costumes où tout était sur mesure, fait pour vous seulement. Maintenant, il y a le prêt-à-porter. Vous connaissez votre taille, vous allez dans n’importe quel magasin vous trouverez des vêtements fait pour vous. Et cela est de même pour votre esprit, car on a maintenant le prêt-à-penser : la télévision.

On ne réfléchit plus assez, on ne recherche pas l’information, les sources des dires. On ne fait que répéter ce qu’on a entendu. On est une fois de plus domestiquer.

Oui, il existe des penseurs, des chercheurs, des sociologues, des journalistes, des politologues, des … qui sont fiables. On peut compter sur eux et répéter ce qu’on a lu, entendu d’eux mais on doit garder l’esprit critique. Comment ? En confrontant, les idées de tels penseurs avec un autre ou en confrontant nos propres expériences, nos réflexions, nos recherches personnels. 

La société réussie à nous domestiquer quand elle nous laisse rêver que de ce qui est accessible. Elle nous empêche ainsi d’aller au-delà de nos possibilités et atteindre nos vrais rêves.