8. sept., 2016

Etranger à Bienne : Vivre du social ou intégrer professionnellement ?

Le niveau des personnes vivant du social est encore élevé à Bienne (Journal du Jura du 24 août 2016) il était de 11,6 % en 2015 et depuis 4 années le niveau est plus ou moins le même.

Parmi les bénéficiaires, nombreux sont étrangers. La population se demande : Mais s’il n’y a pas de travail dans notre ville, dans notre pays pourquoi on les accueille ?

Question légitime.

Essayons d’y répondre. Il y a d’une part les étrangers installés depuis quelques années, et même des décennies et les réfugiés qui viennent d’arriver à cause des guerres que nous connaissons.

Ceux arrivaient à cause des guerres, des pressions politique et social sont peut-être traumatisés par leur histoire, leur passé. Alors, peut-on leurs demander de s’intégrer comme tout le monde ? Donnons leurs le temps. Il est vrai qu’une personne avec les mains occupées à l’esprit occupés.

Comme disait une travailleuse sociale au Rwanda après le génocide dans ce pays : « On ne doit pas rendre les gens faibles et s’attrister sur leur sort. Il nous faut les rendre plus fort. »

Les rendre plus forts seraient de leurs donner des perspectives d’avenir, afin qu’elles puissent se projeter et avoir des projets : permis de conduire, voiture, formation, vacances, … être comme tout le monde. Je pense, sans jouer au thérapeute, que cela leurs permettraient de guérir ou au moins de pouvoir vivre autres choses, après un passé tumultueux. Elles regagneraient confiance en elles et elles deviendront des modèles pour d’autres qui leurs permettra de dire : « Nous aussi on peut le faire. »

Alors, quand je téléphone à des patrons qui me demandent :

« Est-ce qu’il est gentil ? »

« Il est noir ? »

« Ce qui faisait dans son pays ne sert à rien ici, on travaille autrement. »

« Je ne suis pas raciste, mais il y en a trop. »

On peut comprendre les réactions émotionnelles des autochtones. Mais réfléchissons : Veut-on des personnes vivant sur le dos de la société ? Ou veut-on des personnes qui s’intègrent au plus vite et qui deviennent des acteurs économiques dans la société ?

Regardons la population italienne. Aujourd’hui, cette population c’est fondue dans le paysage. Elle participe à la vie du pays : sport, économie, sociale, politique, … Grâce aux entreprises qu’elle a créée, elle offre des emplois.

Mais qui l’aurait prédit dans les années 50 ? Personne ou presque.

Si on donne à tout le monde une place aujourd’hui, soyez sûr que ces personnes en créeront pour les générations à venir.