3. juin, 2016

Être au sommet

Le sommet, si vous plaît ? Mais vous y êtes !

Le philosophe Taylor nous dit que certaines personnes, avec une carte routière en main, savent où se trouve leur point d’arriver, leur objectif mais elles ne savent pas où elles ne trouvent sur cette carte.

Alors, elles tournent en rond. Elles passent à côté parfois. Elles vont y perdre leur temps, leur énergie, leur patience.

Dans mon travail, je rencontre ces personnes assez souvent. Elles sont dans le même d’état d’esprit. Et, elles prononcent les mêmes phrases, dont voici quelques exemples :

  • Je suis dans un brouillard !

  • Je suis au fond du gouffre !

  • Je suis perdu !

  • J’étais au sommet et je suis tombé bien bas !

La première chose que j’ai envie de dire : comment peut savoir où nous nous trouvons en étant dans un gouffre ou dans un brouillard ? Et même avec des feux antibrouillard c’est difficile. Malheureusement, le GPS social n’existe pas.

Donc, on ne peut pas savoir si on n’est toujours au sommet, sur la bonne marche ou dans un gouffre. Ces personnes ont seulement une problématique, c’est d’être dans un brouillard. Alors, il faut les aider à se situer et a en sortir.

Si on ne sait où l’on se trouve sur une carte… c’est parce que l’on a en main la mauvaise carte. Il nous faut reprendre les premières, les anciens. On verra ainsi tout le chemin parcouru. Toutes les embuches, les belles rencontres, les moments de gloire, de peine, de plaisirs que l’on a traversé, exploré. En revivant, en parcourant les routes du passé vous saurez où vous êtes et le chemin qui vous reste à parcourir.

Grace à ce travail, on se rencontre qu’on est toujours au sommet de notre vie professionnelle.  Mais elles ne le voient pas, car le brouillard les en empêchent. Il faut alors ressortir les cartes, celles du passés et ainsi on se rend compte de comment, pourquoi, avec qui, grâce à qui, quand, … on est arrivé là où nous sommes et le chemin qui reste à faire.  

On n’a plus à demander son chemin, sa route. Car au sommet on s’y trouve et si l’on veut en gravir d’autres, dès que l’on se sentira prêt, on s’y préparera pour continuer à en gravir d’autres.

 

Novembre 29 - 2015

Savas Sengul